jeudi 6 octobre 2011

Quand y en a plus, y en a encore...

Je croyais avoir muri, gagné de la hauteur. Je pensais avoir réussi à m'extirper d'une série de souhaits et de regrets pour vivre ce qui était sous mon nez, dans mes bras. J'espérais les démons cachés dans les placards, la clé tournée à double tour.

Et puis le diable est revenu me mordre la main pendant que je somnolais. Par innocence, naïveté, j'ai cru à une douce plaisanterie, un pied-de-nez du sort. Alors j'ai souris. J'ai ris, même. J'ai feins d'ignorer. Mais la froideur de la perfidie grignote ma patience et cette colère que je croyais endormie se réveille comme le vent gaspésien en octobre. 

Il a fallut qu'elle soit gourde, celle que mon frère a épousée. Gourde, godiche, givrée. Ressortir les vieux dossiers de derrière les fauteuils en cuir, dépoussiérer les drames pour redevenir le centre de l'attention, une fois sèche l'encre des photos de son mariage. Et de la manière la plus vile qui soit : profiter que ma messagerie gmail soit accessible depuis l'ordi parental pour fouiller des heures dans ma correspondance électronique, pour m'accuser de tous les maux et de tous les mots. 

Ma sérénité en prend un coup sérieux. J'ai envie de vomir. 

lundi 29 août 2011

Le blog a changé

Après avoir longtemps réfléchi, m'être rendue compte que cet endroit dépérissait du fait de m'être trop étendue sur ma p'tite vie rêvée à moi, j'ai décidé de changer d'air et d'environnement. Aujourd'hui, c'est moins sentimental (mais pas toujours), plus sérieux (mais pas trop), et ça se passe ICI

Merci d'avoir fait un bout de chemin dans ma vie rêvée. A bientôt peut-être.

mercredi 2 février 2011

Squelette dans le placard

Nouvelle marotte à temps plein, remonter la généalogie de la famille sur plusieurs générations.



Sortir les vieilles photos, fouiller la mémoire des grand-mères encore de ce monde, reconstituer les dates, les lieux, les liaisons cachées mais-qu'on-sait-quand-même, celles qu'on devine dans les silences, le troisième prénom de la fille du cousin au quatrième degré de la grand-tante, comprendre la profession de l'arrière-grand-père ("vendeur de peau de lapin"), visiter l'ancienne ferme familiale, se heurter aux Alzheimers, écouter l'histoire de la grand-mère dont la ferme était sur la ligne de démarcation pendant la guerre (et vraiment "sur", le chant pour les vaches étant en zone occupée, la maison en zone libre), se dire qu'on devrait écrire les mémoires de ces gens-là, qui sont tout proches et qu'on ne connaît pas.



Ne plus avoir le temps de virtuo-sociabiliser, de blogger. Je m'en excuse. (Je reviens vite) (avec des histoires poilantes du Berry profond des années 60) (oui, je sais, je sais faire naître des cliffhangers de la mort).

mercredi 26 janvier 2011

Un baiser sur le front

Un baiser sur le front, c'est la douceur d'une mère pour son enfant malade.
La pudeur d'une démonstration affective publique.
Le réconfort dans un moment difficile.
La tendre délicatesse d'un amant.
Le prélude d'une suite.
Une anticipation fugace.
L'innocence d'un instant volé.

C'est innocent, anodin, léger, lourd de sens, imparfait, câlin, malicieux, doux, attrapé au vol, irréfléchi. C'est de ces petits instants étranges, indéchiffrables, qui font des papillons acidulés dans le ventre et qu'on oublie quand vient le jour d'après.

mardi 25 janvier 2011

To do list

Dans un monde parfait, j'arriverai à faire un footing le matin, lire le monde régulièrement, choisir des restaurants sympas pour déjeuner, finir la préparation de mes cours plus de 24h à l'avance (voire même arriver en cours avec mes cours préparés complètement), ne pas attraper la gastro des voisins (ou sinon se soigner correctement), m'inscrire à la salle de sport tout mignonne dans la rue, trouver les sous pour m'inscrire dans la-dite salle (me tenir à un planning correct pour y aller), réussir à tous les coups le macaron au beurre salé, planifier mes prochaines vacances, ranger mon bureau, envoyer les mails qui doivent l'être depuis plusieurs semaines, appeler ma proprio pour qu'elle change les plaques électriques, apprendre quoi faire quand les plombs sautent à cause des plaques et ne pas compter que chéri soit toujours là pour s'en occuper, coudre des housses aux coussins du canapé, lire au moins un article par jour pour ma thèse, ne pas craquer sur un moelleux au chocolat quand on a réussit à faire le footing du matin (c'est un peu dommage sinon), fumer moins (ça peut aider pour le footing), aller chez l'esthéticienne, sauter en parachute, réécrire mon dernier article sur l'innovation orpheline que mon directeur de thèse attend depuis plusieurs jours, ne pas acheter des Repettos (même en soldes) (même si elles sont trop belles) (même à -50%) quand on est déjà dans le rouge, appeler ma grand-mère plus souvent, me faire correctement les ongles, ranger les placards de la cuisine, remettre des piles dans la Wii Fit, regarder le dernier épisode de House, chiner des 33 tours des Beatles, arroser la plante carnivore qui se meurt, travailler la partition de piano prêtée par Eré, tenir mon blog à jour. 

Pfiouuu.



Life is too short.

mardi 18 janvier 2011

Revenir quand on part

J'aime les vacances. Qui n'aime pas les vacances d'ailleurs ? Une parenthèse de douceur dans un monde de brute, une semaine géniale, vivifiante, reposante, amoureuse. J'ai passé de très bonnes vacances, je reviens remplie de cette inconscience de ce sentiment que mon travail m'a presque manqué, et que reprendre les choses là où elles sont (ie en bordel), c'est l'éclate. 

Mais le moment le plus marquant de ces vacances, de par son étrangeté, de par sa surprise, c'est notre retour. La redécouverte de ce que l'on a construit, de ce chez-nous qui nous ressemble et qui nous a manqué, un peu, tout de même. 



Des souvenirs, des achats en commun, un univers. L'odeur du coco quand on ouvre la porte, l'amaryllis ramené d'Amsterdam qui a fleuri, le sapin tout sec mais encore trop grand pour l'appartement, et toutes ces petites parties de nous qui ont pris un peu la poussière mais représentent nos vies et nos envies. 


Home sweet home.

vendredi 7 janvier 2011

Parce que la neige, elle est trop molle pour moi...

Repos bien mérité (oui oui oui), des vacances à la montagne (oui oui oui aussi), un premier test de la cheville sur des skis (et si elle ne tient pas, c'est le meilleur prétexte pour un arrêt au stand vin chaud). L'ordinateur et les bouquins resteront à la maison. (Mais comment vais-je vivre ?)(Ah oui, je vais dormir)(Et débrancher le cerveau)(ouais...).

En plus avec chéri, on a la méga classe sur les pistes. Garde-robe et tout...



Can't wait. (Départ demain 5h30).